Quand New York tousse, les bourses du monde mettent une écharpe…. C’est cette frilosité qui vient de pousser la BCE à injecter 95 Milliards € hier (+61Milliards aujourd'hui) pour faire face au
manque de liquidité dans la zone Euro.
Sur le plan comportemental les Américains ne sont pas différents de nous, ils veulent plus que tout être propriétaire ! (Voir l’article du 23 juillet )
Alors que les foyers modestes accédaient à la propriété leur pouvoir d’achat s’amenuisait régulièrement (et leur crédit grossissait !... de cette façon était construit le contrat de confiance entre la banque et son client aux USA).
Aujourd’hui, bon nombre d’américain ne peuvent plus payer… une très grande banque va faire faillite (la valeur est suspendue a Wall street) et va devoir 8,5Milliard de Dollars à ses créanciers.
Le problème c’est qu’il s’agit de NEW CENTURY, le N°2 de l’immobilier américain (normal, vous allez me dire, puisque le nombre de foyers modestes est très important aux US)…mais les experts projètent une éventuelle répétition de cette situation sur plus de 100 banques américaines qui pratiquent le crédit à risque.
Si la bulle immobilière éclate, les marchés boursiers pourraient connaître une vente de massive d’action… donc une dépréciation des valeurs et c’est là que l’Europe serait lourdement impactée (hier encore une baisse de 3% du CAC40).
En France (comme en Espagne et en Allemagne), nous connaissons depuis 5 ans une augmentation des prix de l’immobilier (inflation qui
ralentit depuis 2004, voir graphique). Aujourd’hui les foyers les plus modestes souhaitent toujours être propriétaires (et N. Sarkozy l’a bien compris) mais multiplient les prêts à la
consommation.
Vivons nous au dessus de nos moyens ?... la réponse est OUI, car l’argent s’en va… les indices actuels informent d’un déficit commercial de plus de 15 Milliards €.
Sur le marché immobilier en France, depuis plus de 3 mois, les professionnels se plaignent des réticences des acheteurs et aujourd’hui il n’est pas rare d’entendre les agents dire : « visitez pour votre budget et pour un budget 30% supérieur !».
Tout se négocie car l’équilibre offre/demande n’est plus le même…. et la demande sait attendre.
Actuellement, les vendeurs qui peuvent patienter maintiennent le prix de leur bien, mais qu’en est il pour ceux qui ont un prêt relais en cours ?
Quelle serait la réaction des acheteurs au regard de ces perturbations outre atlantique?
Chez habitat_privé nous pensons que les prix pour les biens qui connaissent une demande régulière (centre ville ou banlieue proche de zones d’activités) se stabiliseront, mais ponctuellement des opportunités-prix apparaîtront. En ce qui concerne des biens moins bien situés... les transactions devraient connaître une baisse en valeur comme en nombre.
Dans un avenir très proche nous devrons bien surveiller l’évolution du marché immobilier Allemand, Anglais et Espagnol qui vient de connaître des hausses équivalentes à la France.
Dans tous les cas il va y avoir des turbulences.